Finale du Prix Littéraire des Lycées Professionnels 2016
Le 12 mai, à l’Espace Grün de Cernay, l’événement que les élèves de TBIT attendaient depuis des semaines a enfin eu lieu : en compagnie de leur professeur, Mme PIRES-RENCK et de Mme WENDEL, documentaliste, ils ont pris le bus pour participer à la 23ème finale du PLLP.
4 romans très différents étaient en lice pour le titre :
-La Pyramide des besoins humains (C. SOLE), dans lequel un jeune garçon en rupture avec la société participe à un jeu de télé-réalité basé sur la pyramide de Maslow. Ce roman assez court a donné lieu à un débat plutôt tiède, les points positifs soulignés étant la crédibilité du personnage (« on peut s’identifier à lui, ça pourrait nous arriver de nous retrouver à la rue »), ainsi que celle du jeu lui-même, dont les débatteurs envisagent qu’il « pourrait exister un jour ». Points négatifs : une fin trop prévisible, et pas assez d’action au goût des lycéens.
-Là où tombent les anges (Ch. BOUSQUET), relate le quotidien de 3 femmes entre 1912 et l’après-guerre, sous forme d’échanges épistolaires, d’articles de journaux et de récits croisés. On y découvre comment elles conquièrent une certaine liberté en l’absence de leurs compagnons, mais également leur participation à l’effort de guerre. Ce roman a séduit par la diversité de caractère de ses personnages, mais les élèves l’ont souvent trouvé trop long, complexe (« on a du mal à entrer dans l’histoire », « trop d’histoires qui se mêlent »), et beaucoup ont abandonné sa lecture en cours de route.
- U4 : Stéphane (V. VILLEMINOT), qui nous décrit un futur proche où l’humanité a été décimée par un virus dont seuls les 15-18 ans ont réchappé. Tables combles pour débattre sur ce roman, qui a visiblement « accroché » les participants, lesquels se sont identifiés aux personnages jugés attachants et « qui apprennent à se débrouiller dans la vie sans les adultes ». Malgré sa longueur (430 P.), l’ouvrage est jugé « facile à lire », et a donné l’envie de découvrir les 3 romans décrivant le point de vue d’autres protagonistes, écrits par des auteurs différents. La plupart des lycéens avaient eu l’occasion de rencontrer l’auteur, qui leur avait fait part de toutes les recherches menées pour que l’histoire soit cohérente et crédible. Un seul point négatif soulevé : des « longueurs » au début, avec une héroïne qui « se plaint beaucoup».
- La surface de réparation (A. GILLOT), dans lequel le lecteur est confronté au syndrome d’Asperger, une forme d’autisme peu connue des participants. Un entraîneur de foot tente d’intégrer le neveu qu’il a recueilli bien malgré lui dans son équipe de jeunes joueurs. Ceux-ci découvrent toutes les facettes parfois déconcertantes de celui qui se révèle un formidable gardien de but. Les lycéens se sont attachés aux protagonistes, ont dans l’ensemble apprécié le sujet (« il faut surmonter les préjugés », « passer outre le handicap et les différences »), le titre est jugé très bien trouvé. Petits bémols : quelques longueurs, et pour certains fans de foot, ce n’était pas assez axé sur le sport.
Chaque ouvrage a été introduit par une saynète ou une lecture d’extraits significatifs par des élèves, suivis par un débat animé par le chroniqueur littéraire Jacques LINDECKER. Les lycéens de Blaise Pascal ont pris une part active à ces débats, n’hésitant pas à prendre la parole pour expliquer ce qui leur avait plu ou déplu dans chaque roman. Enfin, le moment tant attendu du vote est arrivé…
Le second tour s’est avéré inutile, un véritable plébiscite a consacré le vainqueur de cette édition 2016 : U4, Stéphane, avec près de 200 voix, soit environ 70% des suffrages. Gageons que les rares élèves présents qui ne l’avaient pas encore lu vont se précipiter au CDI pour l’emprunter !
Sylvie WENDEL